Comme chaque année, nous vous proposons d’emprunter une route qui vous conduira vers les œuvres de différents artistes, à la rencontre de leur imaginaire, leur regard, et leurs inspirations.
La Chapelle de l'Hôtel de la Condamine sera votre point de départ, avec l'exposition centrale du festival : Humanité(s) de Stéphanie Ledoux
Humanité(s)
Stéphanie Ledoux : Le trait comme passerelle
Cette exposition vous invite à découvrir l'univers de Stéphanie Ledoux, une artiste dont le travail se situe à la croisée du carnet de voyage et du portrait anthropologique. Pour cette "artiste voyageuse", le dessin n'est pas une simple reproduction de la réalité, mais un véritable langage universel capable de transcender les barrières linguistiques.
Une rencontre au cœur de la création
Le travail de Stéphanie Ledoux s'articule autour d'un moment de partage privilégié : la pose. Sous son crayon, le lien se crée. En observant ses modèles se découvrir sur le papier, l'artiste transforme l'acte de dessiner en un prétexte à la rencontre humaine, faisant du portrait un espace de confidence et d'échange.
De l'instant de terrain à la mémoire d'atelier
Les croquis et carnets de terrain constituent la base de son travail d’atelier. Les portraits reprennent vie au retour, dans le calme du studio, avec l’espace et le temps de travailler en grand, permettant une exploration plus profonde de la matière et du détail.
Un témoignage contre l'oubli
Au-delà de l'esthétique, cette série de portraits aux regards saisissants porte une dimension documentaire et mémorielle. Stéphanie Ledoux rend hommage à la diversité des peuples et à la richesse de traditions souvent fragilisées par la mondialisation. Chaque œuvre raconte une histoire - celle d’un individu, d’un peuple ou d’un instant partagé - capturée pour que la trace de ces cultures demeure.
L’EXPOSITION
Stéphanie nous propose une sélection des plus belles rencontres de ses derniers voyages, un tour du monde de regards qui en disent long.
Elle nous dévoile aussi les premiers résultats de son apprentissage du modelage, quelques sculptures qui sont comme une évidence, une suite logique de son travail sur toile.
L’exposition sera visible tout au long du festival.
Visite commentée en compagnie de Stéphanie Ledoux, vendredi 21 août à 17h00
Au fil des expos
Avenue Emmanuel d’Alzon
Exposition sur bâches : Résistance silencieuse
Eva Erdmann, photographe française, elle tisse depuis plus de trois décennies des récits visuels empreints d’humanité et de poésie. Parcourant le monde avec son appareil, et capturant des fragments de vie qui transcendent le temps. L’Inde, pays des couleurs et des contrastes, devient comme un refuge, une terre d’inspiration. Ses images, d’une intemporalité saisissante, racontent des histoires silencieuses : un regard, un geste, une lumière qui caresse l’instant.
Son talent ne tarde pas à être remarqué. En 2008, son immersion en Jamaïque est publiée sur geo.fr. La même année, et à nouveau en 2015, son reportage poignant sur les eunuques en Inde est salué par l’Association Nationale des Iconographes lors du festival Visa pour l’Image à Perpignan. En 2016 et 2017, ses œuvres trouvent une place au prestigieux FotoIstanbul, confirmant son rôle dans le paysage photographique contemporain.
En 2021, elle est célébrée dans l’ouvrage Women Street Photographers, qui honore 100 femmes réinventant la street photography dans le monde. Mais au-delà des récompenses, Éva aime avant tout transmettre : elle guide les âmes curieuses, en les invitant à quitter leur zone de confort pour rencontrer l’Autre, dans des stages en totale immersion en Inde et Istanbul, où elle capture et enseigne l’art de la photo de rue et le portrait, où chaque coin d’ombre et de lumière recèle une histoire.
Ces dernières années, Éva s’est tournée vers des procédés anciens, comme le cyanotype et la gomme bichromatée, qui viennent sublimer sa quête artistique. Dans son atelier à L’Isle-sur-la-Sorgue, elle partage son univers fait de voyages, de rencontres et de rêveries photographiques. En 2025, l'association "Partage des Arts" découvre son univers et lui confie une exposition à l' Isle-Sur-La-Sorgue.
Hall de l’hôtel de la Condamine
De regards en sourires. Photographies Murielle Martin
Originaire du sud de la France, autodidacte en photographie, c’est au cours de ses différents voyages que lui vient le désir de capter l’expression de certains visages, leurs regards, leurs sourires… L’Inde et le Maroc l’ont plus particulièrement inspiré avec leurs cultures, leurs rituels, leurs coutumes si différents et tellement riches. Chaque visage figé sur le papier raconte leur histoire. Les regards accrochent, les sourires parlent. Comme le disait Marc Riboud : Prendre des photos c’est savourer intensément la vie à chaque centième de seconde.
